abdou


بسم الله الرحمن الرحيم

ثانوية جابر بن حيان التأهيلية-جرادة /المملكة المغربية

Lycée Jaber Ibn Hayan-Jerada/ Maroc

M. HSAINI ABDOU

La description de l’espace

EXERCICES

1-     Relevez les repères spatiaux dans ce passage. Quel est leur rôle ?

  

  Elisabeth traversa la cour, pénétra sous les charmilles. Le couple, pourtant, ne pouvait qu’être ici, tapi dans ce petit espace : les charmilles, ce bosquet à droite, et à gauche le verger. Aux alentours, il n’y avait rien que les vignes sous l’azur blême. Tel était l’engourdissement du monde, qu’ Elisabeth aurait dû, songeait-elle entendre leurs souffles confondus, le battement de leurs deux cœurs.

François Mauriac, Destins, 1928, Ed. Grasset

 

    2-     Relevez les repères spatiaux qui distribuent l’espace dans ce passage. Comment le lecteur découvre-t-il les lieux ? A partir de quel point de vue la description s’organise-t-elle ?

  

    Un chemin creux s’enfonçait. Tout disparut. L’homme avait à droite une palissade, quelque mur de grosses planches fermant une voie ferrée : tandis qu’un talus d’herbe s’élevait à gauche, surmonté de pignons confus, d’une vision de village aux toitures basses et uniformes. Il fit environ deux cent pas. Brusquement, à un coude du chemin, les feux reparurent près de lui, sans qu’il comprît d’avantage comment ils brûlaient  si haut dans le ciel mort, pareils à des lunes fumeuses. Mais, au ras du sol, un autre spectacle venait de l’arrêter. C’était une masse lourde, un tas écrasé de constructions, d’où se dressait la silhouette d’une cheminée d’usine.

Emile Zola, Germinal,1885

 

 

      3-Une description peut avoir une fonction évaluative, en suggérant le sentiment du narrateur. Relevez, dans le passage suivant , les termes évaluatifs ou connotés (=subjectifs).

 

      L’ancienne caserne du Pollet, c’étaient deux corps de logis rectangulaire, se faisant face, étiquetés : Bâtiment A, Bâtiment B ; des carcasses branlantes, léchées de crasse, criblées d’évents, suspendant des menaces d’éboulement, sur le sommeil des soldats, par les soirs de tempête.

     A l’intérieur, le délabrement empirait. Dans le plancher qu’on renonçait à jointoyer, des trous s’élargissaient ; sous les crachats du blanchiment, les crevasses se révélaient, comme des rides sous la poudres de riz.

Lucien DESCAVES, Sous-Offs, 1889.